CARACTERISTIQUES

 Longueur coque : 5 m         

Longueur flottaison : 4 m 58        

Bau maximum : 1 m 44

Bau flottaison : 1 m 18

Franc bord avant : 0 m 36     

Franc bord minimum : 0 m 30          

Tirant d'eau minimum : 0 m 11           

Tirant d'eau maximum : 1 m 10           

Déplacement à vide : 185 kg        

Poids dérive : 17 kg

Maître couple immergé : 0 m² 11            

       Surface de dérive : 0 m² 95           

       dont coque : 0 m² 41

       dont dérive : 0 m² 40

       dont safran : 0 m² 14

Surface mouillée minimum : 4 m² 36

Surface mouillée maximum : 5 m² 16

Surface de voile réelle : 9 m²           

         Tirant d'air : 6 m 40            

 

Outre ces chiffres bruts, le bateau se singularise par des formes très originales en France au moment de son lancement comme maintenant : Les lignes d'eau sont extrèmement pincées à l'avant, les fonds presque plats et une tonture inversée. La voile présente un fort rond maintenu par des lattes forcées.

Avant de construire, certains aiment bien "tourner autour" en faisant une maquette. A la page CV Orléans, vous verrez plusieurs maquettes présentées au cours du "Salon Nautique" de l'hiver 1943-1944. Ci-dessus, celle d'Alain Jardin capable de travailler à n'importe quelle échelle !

 Si vous désirez recevoir l'original entier sous format PDF, demandez-le à louis.pillon@wanadoo.fr

(les 88 pages forment un fichier trop important pour être intégré ici...)

Au niveau technique, rien ne vaut le premier livre de Georges P. Thierry, "Construis toi-même ton Sharpie !". La méthode de construction est détaillée et des variantes sont proposées par des amateurs. Plus besoin de plans en grandes feuilles ! Les 14 planches donnent les ensembles et les détails. Tout est coté !

Pour ceux qui ne le trouvent pas chez les bouquinistes, le fac-similé est reproduit dans le livre "Construis toi-même ton dériveur ou ton quillard classique" regroupant tous les manuels de construction de G.P. Thierry, édité au "Chasse-Marée".

N'oublions pas que le prototype fut construit par un amateur, Jean-Jacques Herbulot, qui fabriqua aussi un "pou du ciel" ! Un peu de patience et d'organisation suffisent. Tout est simplifié, mais suivons le conseil de G.P. Thierry, laissons aux voiliers la tâche de créer la garde-robe. Ci-dessous, des photos de chantiers rangés par dates.

Décembre 1948, l'un des trois sharpies en construction pour la famille de Patrick Blanc. De ces trois bateaux, deux naviguent actuellement, le troisième est détenu par une association de conservation du patrimoine navigant. 

Au tout début de ce siècle, Alain Jardin commence à construire la belle et minutieuse maquette que vous avez pu voir en haut de cette page. Puis, il commence à construire dans son grenier sa maquette à échelle 1/1 ! On vient de loin pour admirer son objet d'art... 

A Gujan-Mestras, le poète chante :

"Les cabanes ne sont pas pour tomber sur les chiens !

  Voiles d'Antan s'y entend pour construire vite et bien."  

Pendant le WE de la Pentecôte 2005, les membres du Club Nautique de Combleux construisent leur sharpie en public, devant la Loire. Celui qui trône sur sa remorque est fini depuis 1949 !  

A qui le tour ?